Compte rendu de la réunion publique du 19 juin 2018

Compte rendu de la réunion publique du 19 juin 2018

Bonjour

Le mardi 19 juin, s’est déroulé la nouvelle réunion publique, très attendue suite à la précédente, celle du 25 avril.

La présence des riverains était significative de l’inquiétude de tous, et je vous en remercie ! La petite salle était largement remplie, il est toujours important d’être présent en grand nombre.

Nos attentes étaient fortes et c’est pendu aux lèvres de Mr Sémeril que nous l’avons écouté, attendant ce que nous désirerions tous entendre…


Dans un premier temps, nous avons eu les excuses (sincères ?) sur le fait qu’en avril, toutes les concertations, les ateliers de 2016, avaient été totalement non prises en compte, que c’était une erreur de leur part … Soit…

Lors de la première phase de cette réunion, Mr Sémeril s’est penché sur les retours de la population durant ce lapse de temps entre la réunion du 25 avril et celle-ci. Il nous a listé quelques exemples dépeignant les principales remarques. Nous avons retrouvé toutes nos craintes, la circulation, les hauteurs, la sécurité, l’école, l’environnement. Ces remarques ont donc apparemment été prises (de nouveau ?) en compte.

Par la suite, nous avons entendu le discours classique de justification de ce projet, discours du 25 avril, discours du 31 mai, et donc le même aujourd’hui.

  • Besoin de loger les nouveaux arrivants
  • Besoin de densifier pour contrer l’étalement urbain
  • Besoin de diminuer les prix pour 2/3 des rennais (logement social, accession aidé..)
  • Renouvellement des commerces
  • Aménagement de la rue de Châteaugiron
  • Continuité verte du parc du Landry dans cette ZAC
  • Un maximum de 500 logements.
  • Etc… etc…

Le moment le plus attendu arrive, les dessins, les chiffres …

Dans un premier temps, nous voyons que l’idée des ilots demeure. Les justifications étant :

  • Une exposition multiple des logements (Par exemple Nord/Ouest ou Nord/Est)
    • Alors que dans des bâtiments plus long, on pourrait aussi avoir des expositions doubles, comme Est et Ouest ou Nord et Sud…)
  • La pénétration du parc du Landry dans cette ZAC.
    • Comme si les habitants se promenant dans le parc avoisinant, allaient avoir une envie de poursuivre leur promenade en allant divaguer entre des tours …
  • Une emprise au sol plus modérée pour l’écoulement, l’absorption des eaux de pluie, moins de bétonnage.
    • Il est vrai qu’il faut avoir une emprise maîtrisée « béton » au sol, mais la ZAC est immense, et même avec les premiers jets de plan de masse de 2015, et des bâtiments R+7 maximum mais plus allongés, il restait énormément de terre végétale visible.

Concernant les hauteurs d’immeubles, nous ne sommes pas revenu à des hauteurs raisonnables, en cohérence avec le quartier et ce fameux tissu urbain. Nous avons toujours plusieurs plots de R+7 à R+9 répartis dans la ZAC (et non pas le long de la rue de Châteaugiron). De plus, une tour phare, emblématique du quartier, persiste avec un joyeux R+14 ! Bref, ce n’est toujours pas cohérent avec l’esprit du quartier, avec les tailles avoisinantes, avec tout… On reste sur la même idée que le 25 avril dernier, ils n’écoutent toujours pas.

Nous rappelons que cette ZAC est classée, au sein du prochain PLU, dans une zone dite UO1, zone sans aucune limite de hauteur.


S’en est suivi un moment d’échange.

Toutes sortes de questions ont fusé de part et d’autre. La première question concernait l’absence d’étude d’impacts. Effectivement pour diverses raisons, dont le fait que la ZAC ne dépasse pas 10 hectares, une étude d’impacts n’était, à l’origine, pas nécessaire. Ce point a donc été relancé car personne ne comprend qu’un projet d’une telle ampleur n’exige pas, entre autres, une étude qui examine les impacts de :

  • Circulation
  • Sécurité
  • Place de parking
  • Places dans les écoles
  • Nuisances sonores
  • Nuisances visuelles
  • Etc…

Un autre point important à écouter et examiner a été mis en avant. Cela concerne le pourcentage de logement sociaux et ses impacts. Il est obligatoire pour des villes telles que Rennes de proposer, dans un projet immobilier, au moins 25% de logements sociaux/aidés. La ville de Rennes en impose un total de 60% aux promoteurs immobiliers (Lien vers le PLH de Rennes 2015-2020 page 40). Or la ville de Rennes n’est pas en pénurie de logements sociaux.

Et sur ces 60% dits « aidés », la ville impose le prix de vente au mètre carré. Ainsi, certaines personnes, sous conditions de ressources, peuvent bénéficier d’un prix au mètre carré, dit prix maîtrisé, ne dépassant pas les 2800 euros, même en plein centre-ville. Du fait de ces prix très encadrés et imposés par la ville, c’est alors sur les 40 % restant des projets immobiliers que les promoteurs doivent, du fait du prix du foncier que la ville demande ici à Rennes, augmenter les prix des accessions libres jusqu’à atteindre des records à 4000 voire 5000 euros du mètre carré.

A l’inverse de ce que Mr Sémeril avance à chaque discours, ce ne serait pas à cause de cette envolée de prix que la ville doit trouver des solutions pour loger les moins aisés ! Car c’est la ville elle-même qui provoquerait alors l’envolée les prix.

Une personne de la salle a questionné les élus sur le fait qu’à Rennes, il existerait, d’après l’INSEE, un peu plus de 6% de logements vacants, soit plus de de 11 fois cette ZAC du Haut Sancé, et que cette information permettrait donc de réduire le nombre de foyers (500) envisagés ici.

Sur ce même thème, une habitante du quartier, travaillant dans le secteur de l’insertion sociale, apportant donc un témoignage d’autant plus juste, a renforcé ce fait que la ville n’est pas en manque de logements sociaux. Elle affirme aussi que des tours de 10 étages en pur locatif social est une hérésie sociale typique des années 70 qu’il ne faut surtout pas reproduire !


Il est important d’entendre le point de vue des commerçants, point de vue délicat mais totalement partagé par les habitants. Evidemment, ils sont les plus impatients que ce projet débute et s’achève afin d’ouvrir des commerces neufs, visibles et attractifs. Il est clair que nous comprenons tous leurs dires et que notre souhait est que cela se fasse vite pour eux… Mais faut-il que cela se fasse bien aussi…

On note aussi des questions sur la composition des équipements de ce projet. Le gymnase n’étant plus, c’est 4,5 hectares de logements (avec une petite zone commerciale) qui sort de terre. Pourquoi ne pas profiter de cet espace pour créer sur quelques mètres carré des équipements collectifs comme une nouvelle maison de quartier plus grande, pourquoi pas une petite salle de spectacle/théâtre etc… Cette zone a besoin de cette ouverture pour être encore plus attractive. Que la mairie ouvre ses chakras et arrête de penser logements, logements, logements, logements…


Une heure trente d’échanges, de discussions, de questionnements assez intense. Les réponses obtenus n’ont pas encore trouvé une oreille accueillante.

On note trois choses à retenir :

  • Une prochaine réunion publique en Septembre (date à venir)
  • Prise en compte d’une « idée » d’étude d’impacts en septembre (mais dirigé par eux, est-ce normal ?!)
  • L’acceptation du PLU 2018 est la porte ouverte à la multiplication de projets immobiliers à forte hauteur.

À propos de l’auteur

grobigou administrator

10 commentaires pour l’instant

Vincent ChtistianPublié le9:04 - Juin 22, 2018

merci de toutes ces infos je désirais assister à la réunion publique mais à 19h à la maison de quartier du Ronceray Personne , dommage c’était Francisco ferrer.
Ne s’agit il pas d’un combat avec la ville si personne ne reste ouvert au dialogue ,aux idées.
Cordialement

ManinePublié le5:13 - Juin 22, 2018

Un grand merci pour ces informations et pour tous les efforts que vous
fournissez pour la défense du quartier.

Je suis particulièrement en accord avec ce point:

> Pourquoi ne pas profiter de cet espace pour créer sur quelques mètres carré
> des équipements collectifs comme une nouvelle maison de quartier plus grande,
> pourquoi pas une petite salle de spectacle/théâtre etc…

Il paraitrait bien plus équilibré et raisonnable, à vouloir augmenter la
densité d’habitants, d’augmenter tout autant l’implémentation d’infrastructures
collectives (maison de quartier, centre d’animation, activités sportives pour
les enfants, théâtre), infrastructures collectives qui ne sont déjà pas le point fort du quartier.

Document de la présentation du 19 juin 2018 – ZAC Haut SancéPublié le10:42 - Juil 3, 2018

[…] Vous retrouverez un compte rendu au travers de cet article. […]

BodollecPublié le11:56 - Juil 4, 2018

Bonjour, j’ai assister a cette réunion, et j’ai l’impression qu’ils entendent, mais ne nous écoute pas vraiment !
On ne veut pas de grande tours dans ce quartier, tout ce secteur a des immeubles de 4-5 étages maximum, alors pourquoi faire d’immense tours dans ce beau quartier. Effectivement, je comprends les commerçants, qu’il faut amélioré ce coin, mais pas a n’importe quel prix! En gardant l’ambiance aéré de ce quartier. Regardons, les immeubles qui sont justes en face, de petite hauteur, avec de la verdure, et des maisons au milieu. Alors pourquoi ne pas continué dans ce même sens, puisque ce quartier est très prisé, très apprécié. Autant continué ce qui fonctionne. S’ils veulent faire de très grandes tours et casé plein de logements, il y a la plaine de baud qui est bien parti, je pense qu’ils sont plus a 2/3 étages près. J’attends avec impatience la prochaine réunion. Même si nous sommes rester assez soft pour cette réunion, celle a venir pourrait plus agité, s’ils ne nous écoutent pas.

LucasPublié le12:48 - Juil 10, 2018

Je comprends l’inquiétude des habitants, mais le quartier doit vraiment se moderniser, je suis un résident du Landry, et je me réjouis de voir se projet se concrétiser.

12, 14 ou 16 étages, peut m’importe, je suis convaincu que ça peut devenir un véritable moteur pour le secteur.

Le plus important, c’est que l’on soit fiers de ces tours.
Qu’elles soient reconnues pour leur architecture et leur modernité, que l’on passe devant en se disant wouah, c’est vraiment chouette.

Cela permettra au Landry/Haut Sancé de devenir un quartier, reconnu des Rennais et Rennaises, pour son architecture, sa qualité de vie et sa capacité a évoluer.

Je veux pouvoir me balader et faire mes courses chaque jour en regardant autour de moi et me dire que j’habite ce quartier parce qu’il a une réelle identité.

Quelqu’un peut affirmer aujourd’hui qu’il aime aller au centre commercial du Landry ? Personnellement j’en ai presque honte…

S’il vous plait, ne ressassez pas ce qui s’est fait il y a 40 ans, mais bousculons les habitudes, c’est encore le meilleur moyen de faire évoluer les choses.

    grobigouPublié le1:42 - Juil 10, 2018

    Bonjour !
    Merci pour votre message.
    Je ne vais pas pouvoir reprendre toutes nos revendications, mais en lien avec votre message, j’aimerais en appuyer certains.

    Encore une excellente occasion de le répéter, mais contrairement à ce que beaucoup pense, nous ne sommes pas contre la densification, et nous ne sommes pas contre la mixité sociale.
    Nous voulons juste que cette ZAC ne soit pas un dortoir sur-densifié et non géré intelligemment.

    Savez vous que la densité prévue (500 logements) de cette ZAC est 50% plus importante que celle de Baud Chardonnet.
    La densité de la ZAC de Baud Chardonnet étant elle-même 60% plus importante que la densité minimale d’un nouveau projet immobilier, de part les volontés de la ville de Rennes.

    Nous sommes tout a fait en phase avec vous, nous voulons juste un projet cohérent, un projet que le quartier peut absorber (moins dense), un projet avec pourquoi pas une tour signale si chère à la ville, un projet avec des bâtiments modernes (ce qui devrait être le cas grâce au cabinet d’architecture Lin).

    Nous souhaitons aussi, comme vous, que ce nouvel espace apporte aussi des attractions publiques, comme pourquoi pas une maison de quartier ou autre attrait similaire, mais rien n’est prévu à part la cellule commercial, qui est loin d’être suffisante.

    Ne se baser que sur le centre commercial, qui est, on le sait tous, en train de mourir, n’est pas une raison de dire que le quartier n’est pas attrayant, avec une mauvaise qualité de vie.
    On y est très bien et il est tranquille, de plus il se renouvelle énormément depuis 5 ans, une multitude de nouvelles familles, d’enfants viennent l’enrichir.

    Donc comme on le dit toujours, on le sait qu’il y aura des constructions en bas, des bâtiments, du nouveau monde.
    Mais nous faisons juste tout ce que nous pouvons pour que cela soit bien fait, pour que cela apporte vraiment quelque chose au quartier, pour que cela soit beau et attrayant pour nous et l’ensemble des Rennais.

      BodollecPublié le8:37 - Juil 10, 2018

      Bonjour,

      Pour répondre à Lucas, je ne vois pas ce qu’il y a de moteur a avoir des tours de 12, 14 étages. Visiblement beaucoup de personnes apprécient ce quartier, et beaucoup rêve d’y habiter, car justement, il n’y a pas de grande tour, des immeubles de 4-5 étages avec beaucoup de verdure, ça fait quand même plus rêver que des grande tours. Par contre, je suis d’accord qu’il faut amélioré ce centre commercial, et qu’il y a des choses a faire.

    AndréPublié le8:18 - Juil 14, 2018

    Je suis habitant du quartier depuis 1977, j’ai suivi et participé aux activités du Conseil de Quartier plusieurs années. On nous a promis de la concertation. Vu la tournure de cette CONCERTATION j’ai quitté le Conseil de Quartier qui en fait n’a aucun impact sur les orientations souhaitées par les riverains d’un tel projet. Je suis très en colère sur le processus mis en oeuvre et validé par nos élus.
    Le projet actuel est avant tout fait pour satisfaire les promoteurs immobiliers et les commerçants qui n’habiteront d’ailleurs pas ce quartier.

MarchalPublié le4:18 - Août 28, 2018

Il semble que les travaux vont démarrer plus vite que prévu, la ville est venue tailler les branches d’un cèdre/Pin centenaire, on peut le voir au virage de la l’avenue du Haut Sancé, celui ci empiétè sur le passage de la futur route .

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